Magnifique poème de BEAUDELAIRE proposé par Ali GADARI

La rue qui m’en rugissait d’un son assourdissant. Grand, mince, en deuil lourd, chagrin majestueux, Une femme passa, d’une main scintillante Soulevant, balançant l’ourlet et les volants de sa jupe; Agile et gracieuse, sa jambe était comme celle d’une statue. Tendu comme dans un délire, j’ai bu De ses yeux, ciel pâle où les tempêtes germent, La douceur qui captive et le plaisir qui tue. Un éclair... puis la nuit ! Beauté fugace Par le regard de qui je renaît soudainement, Est-ce que je ne te verrai plus avant l’éternité ? Ailleurs, loin, loin d’ici ! Trop tard! jamais peut-être ! Car je ne sais pas où vous avez fui, vous ne savez pas où je vais. O toi que j’aurais aimé, ô toi qui l’as su! Notes: Cela me fait penser à « À une dame vue pendant quelques instants à Vauxhall » de John Keats, (1795 - 1821). (Voir ci-dessous). Des dames qui n’auront jamais su qu’elles avaient été immortalisées en vers. Bien que dans le cas de Baudelaire, elle ait eu une évasion chanceuse. ['Femme en robe bleue', 1899, Pierre Auguste Renoir]:-

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