L'Airbus A321neo tire Toulouse vers le haut
L'Airbus A321neo tire Toulouse vers le haut
-OLIVIERJAMES/L'Usine Nouvelle Proposé par Ali GADARI OCCITANIE , HAUTE-GARONNE , AIRBUS GROUP , AIRBUS , L'USINE AÉROBONNE NOUVELLE

Après plusieurs mois d’attente, Airbus a tranché. C’est bien à Toulouse (Haute-Garonne) qu’Airbus va implanter une nouvelle ligne d’assemblage final dédiée à l’A 321neo. Elle sera opérationnelle dès la mi-2022. Cet investissement, dont le montant n’a pas été communiqué, va avant tout permettre de désengorger Hambourg (Allemagne), seul site européen du groupe où était jusque-là assemblé cet appareil, également fabriqué sur le site américain de Mobile (Alabama).
Cette nouvelle ligne, qui devrait employer environ 500 salariés, sera installée dans une partie de l’usine Jean-Luc Lagardère, à l’origine destinée à l’assemblage de l’A 380, dont la production s’achèvera dans les prochains mois. Elle sera dotée de technologies numériques de pointe, issues des expérimentations menées à Hambourg. Par ailleurs, les deux autres lignes d’assemblage final de l’A 320 à Toulouse, vétustes au regard des lignes allemandes, devraient bénéficier d’investissements pour assurer leur modernisation.
Pour Airbus, cette nouvelle installation est stratégique. Alors que les trois déclinaisons de l’A 321neo – version "normale" et versions allongées LR et XLR – représentent 40 % du carnet de commandes de l’avionneur, l’industriel peine à tenir le rythme de livraisons sur son site de Hambourg. D’autant que l’engouement pour ces monocouloirs remotorisés ne fait que croître. La nouvelle ligne d’assemblage final vise également à offrir davantage de flexibilité industrielle à l’heure de la personnalisation croissante des cabines.
Le groupe n’évoque pas de créations nettes d’emplois. Transferts de salariés issus d’autres programmes, intérim, sous-traitants, toutes les options sont ouvertes. "Le site de Toulouse a été sélectionné pour plusieurs raisons : compétitivité globale, délai de commercialisation, coût d’investissement, surface au sol et ressources disponibles, indique l’avionneur. Cette décision a été communiquée aux partenaires sociaux." Seule certitude, l’investissement dans cette neuvième ligne d’assemblage final dédiée à la famille A 320 contribuera à respecter un calendrier ambitieux. Airbus mise sur une cadence de production de 63 appareils par mois en 2021, contre 60 en 2019. Cette annonce intervient alors qu’il est en train d’augmenter le rythme de production sur tous ses sites, passant de 5 à 6 appareils par mois à Tianjin (Chine) et de 5 à 7 appareils par mois à Mobile (États-Unis) d’ici à 2021. Lancés en 2010 et entrés en service en 2015, les A 320neo hissent Airbus vers des sommets. Une montée en puissance qui contraste avec la descente aux enfers de Boeing et de son 737MAX, sa réponse tardive et mal ficelée à l’A 320neo.
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