Sahel : à quoi vont servir les renforts de « Barkhane » ?






Source: afrique.le360.ma

 Sahel : à quoi vont servir les renforts de « Barkhane » ?

L’opération française de contreterrorisme passe de 4 500 à 5 100 hommes, a annoncé dimanche la ministre des armées, Florence Parly.
Par       Proposé par Ali GADARI
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Des soldats de l’opération « Barkhane » à Ndaki (Mali), le 27 juillet 2019.
Des soldats de l’opération « Barkhane » à Ndaki (Mali), le 27 juillet 2019. BENOIT TESSIER / REUTERS
Prévu depuis plusieurs semaines par l’état-major, validé dans ses modalités par le président de la République Emmanuel Macron en conseil de défense le 29 janvier, le renforcement en effectifs de l’opération française « Barkhane » au Sahel a été détaillé dimanche 2 février par la ministre des armées, Florence Parly. Ce seront 600 hommes de plus, ce nombre incluant les 220 légionnaires déjà confirmés lors de ses vœux aux armées par le chef de l’Etat. « Il s’agit d’un effort conséquent pour les armées françaises », a souligné le communiqué ministériel.
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A quoi ces renforts serviront-ils ? D’abord à concentrer les coups contre le groupe Etat islamique au grand Sahara, qui sévit dans la région dite des trois frontières, aux confins du Mali, du Niger et du Burkina Faso. Les nouveaux effectifs français, ajoutés aux deux groupements tactiques déjà engagés sur le terrain et à trois bataillons de 600 hommes de la force du G5 Sahel, conduiront à un total de 2 500 militaires capables de ratisser la zone.
Le but est de pouvoir « augmenter le tempo des opérations », précisait-on dimanche au ministère des armées. Mais aussi de rendre la manœuvre terrestre des Français plus efficace ainsi que de favoriser l’accompagnement des forces africaines.
Parmi les quelque 400 nouveaux militaires déployés, un groupe de combat des forces spéciales, 50 hommes environ, viendra former « le noyau de Takuba », la petite coalition européenne de commandos que Paris tente depuis des mois de faire naître. Une vingtaine d’aviateurs serviront le nouveau drone Reaper attendu par ailleurs à Niamey pour couvrir le théâtre des opérations. Des éléments logistiques compléteront le dispositif.
Il n’est pas, en revanche, prévu de nouveaux moyens aériens, notamment en hélicoptères, précise-t-on à Paris. Les sources ministérielles assurent, en outre, qu’aucune autre mission, ou opération, n’a dû être dégarnie pour réaliser ce petit renfort

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