L'ÎLE D'YEU
L'ÎLE D'YEU
Proposé par Ali GADARI
| L'Île-d'Yeu | ||
La côte sauvage. | ||
Blason | ||
| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Pays de la Loire | |
| Département | Vendée | |
| Arrondissement | Les Sables-d'Olonne | |
| Canton | L'Île-d'Yeu (bureau centralisateur) | |
| Intercommunalité | Commune exemptée | |
| Maire Mandat | Bruno Noury 2014-2020 | |
| Code postal | 85350 | |
| Code commune | 85113 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Ogien Islais | |
| Population municipale | 4 771 hab. (2015 | |
| Densité | 193 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | 46° 42′ 38″ nord, 2° 21′ 04″ ouest | |
| Altitude | 17 m Min. 0 m Max. 32 m | |
| Superficie | 24,66 km2 | |
| Localisation | ||
Géolocalisation sur la carte : France
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| Liens | ||
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L'Île-d'Yeu est une commune française, située dans le département de la Vendée en région Pays de la Loire.
C'est une commune insulaire, constituée de l'île d'Yeu, l'une des quinze îles du Ponant. Elle constitue également le canton de l'Île-d'Yeu.
Les principales localités de la commune sont : Port-Joinville (anciennement Port-Breton), Saint-Sauveur (anciennement le bourg) et la Meule.
Toponymie
L'île d'Yeu, jadis Augia et Insula Oya au vie siècle, ad Oiam insulam au xie siècle.
Yeu comme Oye (62) est une évolution du mot germanique auwja/augjo signifiant « prairie humide », puis « terre entourée d'eau » et « île ». Yeu signifie donc « île » et Île-d'Yeu est alors une tautologie, signifiant : « l'île de l'île ».
Durant la Révolution, elle porte les noms d'Île-de-la-Réunion et de Rocher-de-la-sans-Culotterie.
Ses habitants sont appelés les Islais (et non Îliens) ou les Ogiens.
Géographie
Le territoire municipal de L’Île-d’Yeu s’étend sur 2 466 hectares. L’altitude moyenne de la commune est de 17 mètres, avec des niveaux fluctuant entre 0 et 32 mètres.
Le territoire de la commune est constitué essentiellement de l'île homonyme, auxquels sont associés des rochers et autres récifs (Les Chiens Perrins, Basse Flore, Le Grand Champ, Le Petit Champ, La Gournaise, etc.).
L'île principale est située à une vingtaine de kilomètres du continent et s'étend sur 9,5 km de long pour 4 km de large.
Elle présente deux visages distincts :
L'île principale est située à une vingtaine de kilomètres du continent et s'étend sur 9,5 km de long pour 4 km de large.
Elle présente deux visages distincts :
- la côte orientale est sablonneuse et verdoyante, semblable à celle que l'on rencontre sur la côte vendéenne ; c'est sur cette côte que se trouve Port-Joinville.
- la côte occidentale, est une « Côte Sauvage » rocheuse granitique avec des criques et des falaises ; elle ressemble fortement à la côte bretonne. Le point culminant est situé entre le Vieux-château et le Cap des Degrés ; il s'élève à 31 mètres .
Urbanisme
Toute la partie sud de l'île est interdite de construction, hormis quelques anciens villages (comme La Meule) et monuments (comme le Vieux-château) ; l'essentiel de la population étant regroupée sur la côte nord, ainsi que le centre de l'île, notamment :
- Port-Joinville, la principale localité, nommée Port-Breton au moins jusqu'en 1884. On y trouve la mairie, l'office de tourisme, et de nombreux restaurants, cafés, banques et boutiques. Elle possède également le principal port de pêche et la gare maritime qui permet de rejoindre le continent.
- Le village de Saint-Sauveur, ancienne capitale de l'île, fut le centre spirituel et administratif de l’île (résidence du gouverneur) pendant près de deux siècles : de 1650 à 1846. À la Révolution, la mairie fut installée à Port-Breton.
Histoire
Préhistoire
L'ile est occupée dès le Néolithique, et en porte le souvenir par ses dolmens et ses pierres levées. Elle était alors recouverte de forêts de chênes
Elle a une exceptionnelle densité de traces (gravures) et monuments mégalithiques (dolmen, menhir, ainsi que la toujours énigmatique « pierre à cupules ») témoignant de la présence humaine au Néolithique en Vendée (-5300 à -3000 av. J.-C.). C'est en effet à la fin de l'ère glaciaire qu'apparaissent les premiers habitants de l'île, profitant du bas niveau des eaux pour y accéder
À la pointe du Châtelet se trouvent les traces d'une longue butte de terre, vestiges d'un ancien rempart.
L'île d'Yeu fut sans doute plus un lieu de culte qu'un habitat, pour une partie de la préhistoire.
Époque romaine
Peu d'éléments de l'époque romaine : les médailles des empereurs Trajan et Hadrien (ier et iie siècles) trouvées sur le littoral sud donnent à penser que la configuration côtière a pu servir à la relâche de flottes méditerranéennes
Le Moyen Âge
Les chroniques monastiques nous disent qu'au vie siècle, saint Martin de Vertou vint évangéliser l'île et édifier la première église de Saint-Sauveur et que les moines de Saint-Colomban venus de l'abbaye irlandaise de Bangor auraient fondé le premier monastère dédié à saint Hilaire La fondation fut ruinée au ixe siècle par les Normands.
xe – xviiie siècles
Des moines de Marmoutier (près de Tours) et de Saint-Cyprien de Poitiers édifient un nouveau monastère dit de Saint-Étiennesur les hauts de Ker-Châlon et contribuent à la construction de l'église paroissiale de Saint-Sauveur
L'Île d'Yeu, seigneurie puis marquisat au xviie, appartient successivement à de grandes familles qui déploient, selon les époques, un système de défense destiné à protéger la population des nombreuses incursions étrangères (espagnoles, hollandaises, anglaises).
C'est au xie siècle qu'un château est construit, mais en bois[]. Il faut attendre le xive siècle (1356) pour voir l'apparition du château de pierre bâti sur un rocher séparé de la falaise sud par un large fossé et qui subsiste encore de nos jours.
De multiples invasions (en majorité anglaises) eurent lieu entre le xve et le xviie siècle. On retient de cette période le siège du château en 1550 par les Espagnols. Louis XIV ruine finalement le château pour qu'il ne tombe pas entre les mains de l'ennemi.
Cette île bénéficiait dès le xive siècle des franchises insulaires, propices au développement de la contrebande. Louis XVI (1754-1793) rachète, en 1785, la seigneurie insulaire.
Au xviie siècle, comme sur l'île de Bouin, les îlais font pousser leur propres plants de tabac. Le commerce clandestin devint si florissant[ qu'ils durent se lancer dans l'importation massive. Des sociétés de « faux tabatiers » se structurent, impliquant toutes les couches de la société îlienne pour réguler le trafic Les bateaux, par flottilles s'en vont vers le Nord pour ramener du « bon » tabac stocké alors dans des entrepôts
Lors de la guerre de Vendée pendant la Révolution française, les insurgés conduits par François de Charette attendirent en vain le secours des Britanniques, qui avaient installé leur base à l'Île d'Yeu. À la fin de l'an 1795, le comte d'Artois (futur Charles X), représentant les royalistes alliés aux Anglais, veut débarquer en France pour aider Charette, mais les six mille soldats anglais restèrent cantonnés sur l'île d'Yeu où ils avaient débarqué, puis firent demi-tour. Les républicains écrasèrent la chouannerie.
Dès la fin du xviiie siècle, les islais développent la pêche hauturière au thon germon, et feront de Port-Joinville le premier port thonier français.
xixe et xxe siècles
La citadelle ou fort de Pierre-Levée, pouvant héberger une garnison de 400 hommes, fut bâtie, sous le Second Empire, à la place de deux moulins du xixe siècle, eux-mêmes construits sur un site mégalithique où se trouvait un menhir de plus de sept mètres de haut
Le gouverneur militaire durant la Première Guerre mondiale fut Joseph Écomard (1871-1952), de Sainte-Pazanne. Le dernier gouverneur militaire de l'île fut Charles-Henri Écomard, au début des années 1980.
Cette citadelle dominant Port-Joinville, prévue pour servir de défense littorale, accueillit à plusieurs reprises des prisonniers d'État dont le plus célèbre fut Philippe Pétain, chef du gouvernement de Vichylors de la Seconde Guerre mondiale, décédé le et enterré à l'Île d'Yeu, le 25 juillet suivant.
Codes
L'île d'Yeu a pour codes :
- YE, selon la liste des quartiers d'immatriculation des navires en France
- LFEY, selon la liste des codes OACI des aéroports, qui correspond au code OACI de l'aérodrome de L'Île-d'Yeu.
Politique et administration
Tendances politiques et résultats
Liste des maires
Jumelages
Démographie
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005
En 2015, la commune comptait 4 771 habitants, en augmentation de 3,92 % par rapport à 2010 (Vendée : +5,03 %, France hors Mayotte : +2,44 %).
Pyramide des âges
La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (31,2 %) est en effet supérieur au taux de la France métropolitaine (24,4 %) et au taux départemental (27,1 %) À l'instar des répartitions metropolitaine et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,8 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,5 %).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2011, la suivante :
- 48,2 % d’hommes (répartition en % du total des hommes : 0 à 14 ans = 16,4 %, 15 à 29 ans = 14,4 %, 30 à 44 ans = 19,7 %, 45 à 59 ans = 21,6 %, plus de 60 ans = 27,8) ;
- 51,8 % de femmes (répartition en % du total des femmes : 0 à 14 ans = 14,7 %, 15 à 29 ans = 11,5 %, 30 à 44 ans = 18,6 %, 45 à 59 ans = 20,8 %, plus de 60 ans = 34,4 %)
Accès et transports insulaires
L'île étant à une vingtaine de kilomètres de la côte, il n'y a donc pas de pont.
Voies maritimes
À destination de la gare maritime de Port-Joinville, on peut rejoindre l'île avec les bateaux de la compagnie Yeu Continent (Régie départementale des passages d'eau de la Vendée) depuis Fromentine : navires Insula Oya 2 depuis 1982, les catamarans Fjellstrand FlyingCat 45, Pont d'Yeu et Le Châtelet depuis 2006 ou ceux de la Compagnie vendéenne depuis Fromentine ou Saint-Gilles-Croix-de-Vie en saison. Précédemment, la liaison Fromentine-Île d'Yeu a été effectuée par les navires :
- La Vendée (1870-1886);
- Rover (1887-1900) ;
- Bellilois (1901)
- Ville d'Auray (1902-1913);
- La Grive (1913-1929) ;
- France (1929-1934);
- Insula Oya (1935-1969);
- Amiral de Joinville (1955-1962);
- Président Auguste Durand (1961-1982)
- La Vendée (1969-2006) transformé en restaurant à Bordeaux ;
- Cap Suroit (1990-1991) ;
- Amporelle (1992-2006).
Voies aériennes
On peut s'envoler vers l'île d'Yeu avec les hélicoptères de la compagnie aérienne agréée, Oya Vendée Hélicoptères, qui assure une ligne aérienne régulière entre les communes de Port-Joinville et de Beauvoir-sur-Mer. On peut aussi venir par avion, l'île possédant un aérodrome (Île d'Yeu Grand Phare) situé au sud-ouest, ouvert à la circulation aérienne publique (CAP).
Sur place, afin de faciliter les déplacements sur l'île, la municipalité propose un service de bus baptisé ID Bus qui se charge du transport scolaire et dispose de lignes régulières modulées en fonction des périodes de l'année (service d'été, moyenne saison et basse saison).
On trouve aussi sur place plusieurs loueurs de vélos, scooters et voitures à essence et électriques.
Vie sociale
Des concerts ont lieu dans la salle municipale du Casino sous le chapiteau de la Citadelle et au bar L'escadrille
Le cinéma municipal Ciné Islais est ouvert toute l'année
Le cinéma municipal Ciné Islais est ouvert toute l'année
Médias
L'île possède sa radio locale, Neptune FM, créée depuis 1983 et qui diffuse sur 91,9 MHz.
Le journal d'information locale La Gazette Annonces contient des articles d'actualités.
Télécommunications
ADSL et téléphone fixe
Le premier câble téléphonique sous marin reliant l'île d'Yeu au continent a été posé en 1911. Le seul NRA de l'Île d'Yeu est situé rue du Coin-du-Chat à Port-Joinville Desservant environ 4 500 lignes, c'est le troisième plus gros NRA non dégroupé de France.
Radiocommunication
On trouve sur l'île un pylône (15 m) rue du Coin-du-Chat pour la téléphonie (Orange)
Le château d'eau (61 m) près de la Citadelle est utilisé pour la téléphonie (Bouygues, Free, Orange, SFR), la radio Neptune FM et comme relais de télévision.
Le phare de l'île d'Yeu (Grand Phare) porte plusieurs antennes relais pour le réseau des centres régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage (CROSS) et est utilisé par le Centre d'études techniques maritimes et fluviales (CEREMA-CETMEF), organe du Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement (CEREMA), de même que le phare des Corbeaux (36 m1)
Le sémaphore militaire est utilisé par Altitude Wireless et les opérateurs téléphoniques Bouygues, Orange, SFR.
Économie
Elle vit principalement du tourisme et de la pêche. Bien que celle-ci ait particulièrement souffert de l'interdiction totale des filets maillants dérivants les pêcheurs tentent de se reconvertir dans de nouvelles techniques ciblant toujours les espèces « nobles » comme le thon germon
Les principaux bateaux de pêche de l'île sont des petits bateaux côtiers, naviguant pendant la journée, les plus gros navires, une douzaine de bateaux en 2014, sont principalement armés au filet pour le merlu, la sole ou la lotte. On peut aussi apercevoir quelques palangriers. Il est à signaler également que l'île se distinguait également comme étant le dernier lieu en Europe où existait une pêcherie spécifique aux requins taupes (Lamna nasus) (commercialisée sous le nom de « veau de mer » ou « veau marin » sur l'étal, en poissonnerie). Cette pêche est désormais interdite.
Les principaux bateaux de pêche de l'île sont des petits bateaux côtiers, naviguant pendant la journée, les plus gros navires, une douzaine de bateaux en 2014, sont principalement armés au filet pour le merlu, la sole ou la lotte. On peut aussi apercevoir quelques palangriers. Il est à signaler également que l'île se distinguait également comme étant le dernier lieu en Europe où existait une pêcherie spécifique aux requins taupes (Lamna nasus) (commercialisée sous le nom de « veau de mer » ou « veau marin » sur l'étal, en poissonnerie). Cette pêche est désormais interdite.
Le projet des « deux îles » est un parc de 62 éoliennes de 8 MW chacune, entre l'Île-d'Yeu et celle de Noirmoutier. Depuis 2008, il se heurtait au veto du président du conseil général, Philippe de Villiers. Celui-ci ayant abandonné la présidence au profit de Bruno Retailleau (en septembre 2010), le projet a fait l'objet d'un premier appel d'offre en 2012 suivi d'un deuxième en janvier 2013. Son objectif est de fournir 40 à 45 % de l'électricité consommée en Vendée, selon le conseil général de la Vendée. Le gagnant de l'appel d'offre, en mai 2014 (GDF Suez, EDP, Neoen Marine et Areva) a commencé les études, les premiers travaux devraient commencer en 2019, pour une livraison prévue en 2021
Commerces
Culture locale et patrimoine
Monuments et lieux touristiques
- L'église de Saint-Sauveur. Lors des invasions des ixe et xe siècles, la population îlaise était à la merci des envahisseurs et n’avait pas d’autre refuge que l’église. La première représentation du clocher de l’église Saint-Sauveur est le célèbre dessin de Pierre Garcie Ferrande dans son Grand Routier et Pilotage de la mer au xve siècle. Pendant des siècles, ce clocher servit d'amer aux navigateurs9. Naturellement, subissant l'influence continuelle des vents, il menaça un jour de s'écrouler. Le roi de France considérant l’importance stratégique de ce point de repère décida de le reconstruire à ses frais en 1774. On opta pour une forte charpente pyramidale surmontée d’un lucarnon et pour mieux l’asseoir, on décida de rehausser le clocher de 1,24 m. La date figure toujours sur le clocher. Sous l’Empire, un balcon a été construit tout autour du clocher pour guetter les dangers et prévenir la population, dès qu’un bateau étranger était aperçu. Des personnes désignées par le conseil municipal montaient la garde. Jusqu’en 1804, l'île vécut ainsi dans l'insécurité. En 1953, cette église a été frappé par la foudre pendant un orage. Pour des raisons budgétaires, on décida de la reconstruction du clocher sous une forme primitive romane avec le beau toit à quatre pentes que nous lui connaissons actuellement.
- La citadelle, ou fort de Pierre-Levée : c'est un fort de plan carré, avec en son centre une vaste cour. La construction a duré huit ans de 1858 à 1866. La citadelle a été déclassée en 1889, et a servi a plusieurs reprises de prison (le prisonnier le plus célèbre est le maréchal Pétain, qui a séjourné dans le fort de novembre 1945 jusqu'au 29 juin 1951, peu de temps avant sa mort). Aujourd'hui, la citadelle sert de lieu de loisirs aux associations de l'île et y abrite notamment la radio locale Neptune FM et un chapiteau servant momentanément de salle des fêtes, en attendant la réfection de la salle des Cytises.
- Le Vieux-château : c'est un château fort édifié au xive siècle Sa construction serait imputable au connétable Olivier V de Clisson. Il est construit sur un éperon rocheux de la côte sud de l'île. Il fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis 1900.
- La pointe et le phare de la Pointe des Corbeaux : la pointe des Corbeaux est située à l'extrémité sud-est de l'île. Le vent y est toujours très fort. On y trouve un phare, construit en 1862 et mis en service en 1868, détruit par les Allemands, en 1944, pendant la Seconde Guerre mondiale puis reconstruit en 1950 ; il fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le . Haut de 19,5 m, il est doté d'un feu rouge tournant à éclats de 650 W(lampe halogène) d'une portée de 34 km.
- Le port de La Meule : c'est un petit port de pêche, situé dans une crique au sud de l'île, dominé par la chapelle Notre-Dame-de-la-Bonne-Nouvelle, toute blanche. C'est l'un des lieux les plus visités de l'île. Plus haut se trouve le village de La Meule. Ce port servait aussi de base pour les contrebandiers : son accès en forme de L est invisible depuis la mer.
- La pointe du But : elle est située à l'ouest de l'île. On y trouve une corne de brume (reliée au phare de l'île d'Yeu) qui, avec la tourelle-balise située sur l'écueil des Chiens Perrins, assure la sécurité des navires dans cette zone dangereuse.
- L'île comporte de nombreux menhirs, dolmens et pierres à cupules (notamment la Roche aux Fras située dans le village de La Meule) ou bien la Roche à sel de la plage des sapins. Le dolmen des Petits Fradets (ou de la Gournaise), classé monument historique par liste en 188954 et le dolmen de la Planche à Puare sont deux jolies tombes mégalithiques datant probablement du ive millénaire. Celle des Petits Fradets n'a conservé qu'une partie de sa structure, alors que celle de la Planche à Puare est intacte (elle fait partie des tombes transeptées de Pornic).
- Le phare de l'île d'Yeu ou Grand phare ou phare de la Petite Foule : il est situé à Petite-Foule, sur un des points les plus hauts de l'île. Sa tour est carrée, blanche, son altitude de base est de 21 mètres, sa hauteur totale est de 37,5 m. Son feu, d'une intensité lumineuse de 440 000 candelas, porte à 25,5 milles marins sur 360° C'est l'un des principaux phares d'atterrissage de la côte atlantique. Il avait été construit, en 1830, par l'ingénieur des ponts et chaussées Plantier. Il fut ensuite détruit le 25 août 1944, puis provisoirement remplacé par une tour métallique et reconstruit, tel qu'on le connaît aujourd'hui, par l'architecte Maurice Durant, en 1950-1953 et l'ingénieur Conte. Le phare fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le . Il a été automatisé en 1990 et modernisé en 2002 : remplacement de la lampe par une lampe aux halogénures métalliques de 250 W, rotation du faisceau lumineux par deux moteurs brushless, réseau d'alimentation EDF secouru par groupe électrogène automatique et batteries. Il est ouvert au public.
Curiosités locales
Architectures locales
cuisine locale
Personnalités liées à la commune
- Saint Martin de Vertou, évangélisateur de la région, au vie siècle ;
- Philippe Pétain, mort le 23 juillet 1951 à Port-Joinville durant son internement sur l’île d'Yeu. Il y est également inhumé ;
- Joseph Écomard (1871-1952), gouverneur militaire de l'île, durant la Première Guerre mondiale ;
- Marc-Adolphe Guégan, poète ;
- Amin Maalouf, écrivain franco-libanais;
- Geneviève Dormann, journaliste et écrivain française ;
- José Miguel Beñarán Ordeñana « Argala », théoricien marxiste-léniniste d'ETA, déporté sur l'île en 1976.
- Le roi Philippe de Belgique, son épouse la reine Mathilde et leurs quatre enfants sont des habitués de l'île d'Yeu où ils ont passé leurs vacances de 2010 à 2016. Le 23 juillet 2013, deux jours après son accession au trône de Belgique, le roi Philippe se rend sur l'île avec sa famille pour y séjourner à nouveau.
Les peintres de l’île d'Yeu
L'île d'Yeu a inspiré de nombreux artistes et en particulier Jean Rigaud, 1912-1999, peintre officiel de la Marine, Monique Corsi et Jacques Brachet, qui ont une maison sur l'île en plein centre de Port-Joinville, et leur collègue et ami Maurice Boitel.
Le peintre Pierre Bertrand peintre officiel de la Marine a vécu et peint les différentes facettes de l'Ile D'Yeu. Il a notamment une rue à son nom dans l'Ile.
Le peintre et maître verrier Guy Breniaux lui a également consacré une partie de son œuvre à l'occasion de ses multiples et réguliers voyages sur l'île.
La peintre Denise Esteban, avec son mari le poète Claude Esteban, posséda longtemps une maison dans l'île, mais elle y eut un accident fatal en 1986.
Jean Dufy (1888-1964) a peint une vingtaine de tableaux durant plusieurs séjours estivaux à l'île d'Yeu entre 1926 et 1930
Héraldique et devise
Héraldique
| Blasonnement :
D'or à la fasce ondée d'azur.
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