« Le clientélisme immobilier est la marque de Jean-Claude Gaudin »




« Le clientélisme immobilier est la marque de                        Jean-Claude Gaudin »


Jean-Claude Gaudin, le 4 novembre 2019 à Marseille. (CHRISTOPHE SIMON / AFP)
Jean-Claude Gaudin, le 4 novembre 2019 à Marseille. (CHRISTOPHE SIMON / AFP)

Dans son nouveau livre, le journaliste Philippe Pujol raconte l’effondrement de Marseille, et désigne un responsable à ses yeux : le maire de la cité phocéenne. Mais pas seulement.

Un an après la tragédie de la rue d’Aubagne à Marseille, le journaliste Philippe Pujol, prix Albert-Londres, raconte dans « la Chute du monstre » (Editions du Seuil) l’effondrement de Marseille et pointe les responsabilités. Un réquisitoire implacable.
Ce samedi, une grande marche contre le mal-logement est organisée dans la cité phocéenne. Depuis le drame qui a fait 8 morts, ce sont 3 000 personnes qui ont été évacuées d’immeubles en péril. Ces délogés vivent encore à l’hôtel ou ont dû se reloger par leurs propres moyens. Pourquoi tant d’inertie ?
A son arrivée à la mairie de Marseille, Jean-Claude Gaudin avait autour de lui des gens compétents qui, le temps passant, sont partis ou ne se sont plus concentrés que sur les affaires directes du maire. Sous prétexte de rajeunissement, ils ont été remplacés par de jeunes élus volontairement d’un faible niveau, ceux que j’appelle les « chapacans », un mot marseillais pour dire des incapables de peu de scrupule. Le territoire que l’on veut voir pourrir est confié aux chapacans, ensuite on donne le terrain à quelques amis promoteurs avides. En coulisse, quelques fonctionnaires puissants tirent le

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