Les MICI, ce ne sont pas des petites souris de dessins-animés prononcés à l’américaine, mais l’acronyme de « maladie inflammatoire chronique intestinale ». Des maladies découvertes récemment, dans la deuxième moitié du XXème siècle, et qui touchent entre 3 et 5% de la population dans les pays industrialisés. Les deux principales MICI sont la Maladie de Crohn, et la rectocolite hémorragique, deux maladies auto-immunes, qui attaquent le tube digestif du patient par vagues de crises et de rémission, et pour lesquelles il n’existe pour l’heure aucun traitement définitif.
Mais un vaccin testé récemment sur des souris ouvre des pistes prometteuses.
MICI : chroniques d’un intestin malade : c’est le programme inflammatoire qui est le nôtre pour l’heure qui vient. Bienvenue dans La Méthode scientifique.
Et pour évoquer ces MICI, leur découverte, leur évolution, les différentes pistes de recherche fondamentale pour trouver un traitement pérenne, nous avons le plaisir de recevoir aujourd’hui Benoît Chassaing, chef d’équipe à l’INSERM, sur les interactions intestin-microbiote, (c’est son équipe qui a publié début décembre dans Nature Communication l’étude sur ce candidat vaccin chez des souris) et Nathalie Vergnolle, pharmacologue, directrice de recherche à l’INSERM, directrice de l’Institut de Recherche en santé digestive, responsable de l’équipe « Pathophysiologie de l’épithélium intestinal »
Reportage du jour
Rencontre avec Maxime Collard et Julien Tourneur-Marsille à la faculté de l'Hôpital Bichat. L’appendice joue un rôle dans les MICI et le cancer colorectal qu’il peut provoquer. Des tests sur les souris peuvent aider à comprendre comment.
Commentaires