Un mécénat de la Caisse d’Épargne des Pays de la Loire, mené avec Talents et violoncelles.
Un mécénat de la Caisse d’Épargne des Pays de la Loire, mené avec Talents et violoncelles.
Ouest-France/Cédric BONETTI - Proposé par Ali GADARI
Pendant deux ans, la jeune Jeanne Burdin, de Bouaye, va pouvoir continuer sa formation de soliste sur un très beau violoncelle : un « Ravatin ». Un mécénat de la Caisse d’Épargne des Pays de la Loire, mené avec Talents et violoncelles.
Un « Ravatin ». Les instruments qui naissent, à Vannes, dans l’atelier du luthier Franck Ravatin, sont mondialement connus. Cet expert dans la fabrication de violons ou violoncelles, a fait ses classes dans les plus grandes maisons, notamment en restaurant des instruments très anciens, avant de produire des pièces uniques pour des musiciens internationaux. Très peu de ses violons ou violoncelles restent en France.
Encourager les jeunes musiciens
La jeune musicienne Jeanne Burdin, a reçu, dimanche, lors de la Folle journée de Nantes, son violoncelle dans le cadre d’un mécénat porté par la Caisse d’Épargne des Pays de la Loire. Elle ne pensait pas un jour « jouer avec un Ravatin," a-t-elle déclaré.
Jeanne, après l’école de musique de Bouaye, a continué sa formation au conservatoire de Nantes. Elle a décidé de devenir musicienne professionnelle après son bac.
L’association Talents et violoncelles, qui accompagne la banque dans ce mécénat, se propose de trouver des jeunes talents pour leur faire bénéficier d’un « outil de travail » exceptionnel durant deux ans.Jeanne est allée chercher son instrument directement dans l’atelier du luthier. Moment d’émotion quand elle a sorti ses premiers sons. L’instrument venait d’être juste d’être fini.Lors de la remise officielle à La Folle journée, la musicienne a joué avec son nouveau protégé devant l’auditoire rassemblé pour l’occasion. Christophe Pinault, président du directoire de la Caisse d’Épargne des Pays de la Loire, a rappelé que ce mécénat, porté au niveau national, "rentre pleinement dans le rôle sociétal et culturel qu’entrepreneurial de la banque, tout en soutenant l’artisanat d’art."Cette initiative a vu le jour avec le constat qu’un violoncelle moderne coûte jusqu’à 40 000 € et que son acquisition par des jeunes musiciens reste souvent inaccessible.
Or continuer à se former sur des instruments d’exception permet forcément une progression plus intéressante. Jeanne pourra en témoigner dans deux ans.

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