L'État islamique détruit la mosquée Al-Nouri, trésor de Mossoul,




L'État islamique détruit la mosquée Al-Nouritrésor de Mossoul, (Proposé par ALI)


 Des membres de l'EI ont fait exploser ce 21 juin la grande mosquée de la ville irakienne. Un geste symbolique, fatal au monument du 12e siècle, figure de proue du patrimoine historique de la région.
L'onde de choc est grande dans le monde oriental. En difficulté à Mossoul, l'État islamique (EI) est contraint de reculer, et de détruire ce qu'il peut sur son passage. Ainsi, après les multiples destructions à Palmyre de temples et de mausolées, le groupe terroriste a fait exploser mercredi 21 juin la mythique mosquée d'Al-Nouri. Le minaret adjacent d'al-Hadba a lui aussi été soufflé dans l'explosion. En plein cœur de Mossoul. L'information a été confirmée par l'armée irakienne.
Après la destruction du minaret penché emblématique, L'EI a rapidement réagi via son agence de propagande Amaq. Pas de revendication, mais une accusation. Selon eux, c'est l'aviation américaine qui aurait détruit les deux monuments dans un bombardement. Les États-Unis sont actuellement à la tête d'une coalition anti-EI, et appuient les forces irakiennes dans leur lutte contre les djihadistes.
Lieu emblématique
«Nos forces étaient en train d'avancer (...) dans la vieille ville et lorsqu'elles sont arrivées à 50 mètres de la mosquée al-Nouri, Daech a commis un nouveau crime historique en faisant exploser la mosquée al-Nouri et al-Hadba», a déclaré dans un communiqué le général Abdulamir Yarallah, commandant irakien responsable de l'offensive de Mossoul. La coalition accuse, elle aussi, l'EI d'avoir «détruit l'un des plus grands trésors de Mossoul et de l'Irak alors que les forces irakiennes s'en approchaient». «C'est un crime contre le peuple de Mossoul et d'Irak, et un des exemples montrant pourquoi cette organisation doit être annihilée», a-t-elle estimé dans un communiqué.
En détruisant ces monuments emblématiques, l'EI a «officiellement reconnu sa défaite», a estimé peu après le Premier ministre irakien Haider al-Abadi. Car si le lieu est aussi symbolique, c'est notamment parce que le leader de l'EI, Abou Bakr al-Baghdadi, s'y était proclamé «calife» sur les zones conquises par ses combattants en Irak et en Syrie le 5 juillet 2014. Il s'agit à ce jour de sa seule apparition publique.

La tour de Pise irakienne

Délimité historiquement par des remparts du XIe siècle (détruits au XXe siècle) et adossé au Tigre sur sa partie orientale, le vieux Mossoul était le cœur vivant de la deuxième ville d'Irak, qui fut durant plusieurs siècles un carrefour commercial entre l'Inde, la Perse et la Méditerranée.
Le minaret penché, surnommé «la tour de Pise irakienne» et que les habitants de Mossoul appellent «la bossue» («al-Hadba»), est un des seuls vestiges du bâtiment d'origine. Achevé en 1172 et décoré de motifs géométriques en briques, il était l'emblème de la ville, imprimé sur les billets de 10.000 dinars irakiens, avant de devenir aussi un symbole du règne de l'EI lorsque les jihadistes y ont planté leur drapeau noir à son sommet, à 45 m de haut.

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