Quels sont les groupes qui vont composer l'Assemblée nationale ? (Proposé par ALI)





Quels sont les groupes qui vont composer l'Assemblée nationale ? (Proposé par ALI)




République en marche, "constructifs" de droite et de gauche, insoumis... Huit groupes parlementaires devraient siéger au Palais-Bourbon à partir de mardi.

La nouvelle Assemblée nationale, dont la première séance publique se tient ce mardi, pourrait compter un nombre record de groupes parlementaires. Alors que la liste définitive sera connue dans la journée, ils devraient être huit, soit deux de plus qu'entre 2012 et 2017, et un de plus qu'en 1958, date du précédant record. A l'époque, constituer un groupe parlementaire était toutefois un peu plus difficile : jusqu'en 1988, 30 députés minimum étaient nécessaires pour y parvenir, contre seulement 15 aujourd'hui.
Qui devrait composer ces huit groupes ? Qui sont ceux qui pèsent le plus ? Et comment ces groupes se positionnent-ils par rapport au gouvernement ? Tout d'horizon de cette nouvelle Assemblée.


1La République en marche

 groupe majoritaire de l'Assemblée nationale, celui sur lequel Emmanuel Macron et le gouvernement Philippe sont censés pouvoir s'appuyer pour faire passer leurs réformes. Au total, 308 députés – soit davantage que la majorité absolue – composent le groupe la République en marche. Parmi ces parlementaires, beaucoup de novices, issus de la "société civile", quelques figures connues (Cédric Villani...) mais aussi une poignée de politiques au profil beaucoup plus classique, parvenus à survivre aux législatives grâce à l’étiquette En Marche !.
On trouve ainsi dans ce groupe, qui sera présidé par l'ancien socialiste et éphémère ministre Richard Ferrand, des députés sortants transfuges du PS ou d’EELV, comme François de Rugy et Barbara Pompili ; des cadres du mouvement d’Emmanuel Macron, tels Benjamin GriveauxDelphine OStanislas Guerini et Laetitia Avia ; ou encore de jeunes pousses ayant fait leurs armes dans les partis traditionnels, à l'instar de Hugues Renson, ex-conseiller aux Affaires sociales de Jacques Chirac à l'Elysée, et Aurore Bergé, ex-responsable des jeunes de l’UMP.

C'est l'autre composante de la majorité présidentielle. Principal allié de la République en marche, le MoDem va disposer à l'Assemblée nationale d'un groupe de 42 députés. Une véritable renaissance pour le mouvement centriste, qui n'avait réussi à décrocher que deux sièges en 2012... La République en marche disposant de la majorité absolue, le soutien du MoDem ne sera toutefois pas forcément toujours indispensable pour le gouvernement.
Parmi les députés centristes élus cette année : l'ancienne magistrate Laurence Vichnievsky, élue dans le Puy-de-Dôme, l'ancien député européen Jean-Louis Bourlanges, élu dans les Hauts-de-Seine, l'ancien UDF Michel Fanget, qui a déjà siégé à l’Assemblée nationale, de 1993 à 1997. Ou encore Patrick Mignola, élu en Savoie.
Marielle de Sarnez, un temps pressentie pour présider ce groupe après son départ précipité du gouvernement, a finalement renoncé à briguer cette fonction. C'est Marc Fesneaudéputé du Loir-et-Cher et secrétaire général du MoDem, qui a été désigné président du groupe, à l'unanimité.

2Le MoDem

C'est l'autre composante de la majorité présidentielle. Principal allié de la République en marche, le MoDem va disposer à l'Assemblée nationale d'un groupe de 42 députés. Une véritable renaissance pour le mouvement centriste, qui n'avait réussi à décrocher que deux sièges en 2012... La République en marche disposant de la majorité absolue, le soutien du MoDem ne sera toutefois pas forcément toujours indispensable pour le gouvernement.
Parmi les députés centristes élus cette année : l'ancienne magistrate Laurence Vichnievsky, élue dans le Puy-de-Dôme, l'ancien député européen Jean-Louis Bourlanges, élu dans les Hauts-de-Seine, l'ancien UDF Michel Fanget, qui a déjà siégé à l’Assemblée nationale, de 1993 à 1997. Ou encore Patrick Mignola, élu en Savoie.
Marielle de Sarnez, un temps pressentie pour présider ce groupe après son départ précipité du gouvernement, a finalement renoncé à briguer cette fonction. C'est Marc Fesneaudéputé du Loir-et-Cher et secrétaire général du MoDem, qui a été désigné président du groupe, à l'unanimité.

3Les LR et UDI "constructifs"

La droite se présente cette année divisée à l'Assemblée nationale. Un groupe de parlementaires se définissant comme "Macron-compatibles" a décidé de se constituer, à l'initiative de Thierry Solère, qui pourrait d'ailleurs le présider. Un groupe qui entend "accompagner les réformes qui vont dans le bon sens", et "s'opposer quand il le faudra" à la politique d'Emmanuel Macron.
Pour l'heure, ce groupe des "Républicains constructifs, UDI, indépendants" serait composé d'une vingtaine de députés LR et des 18 députés UDI. Il s'agit de proches du Premier ministre Edouard Philippe. Franck RiesterPierre-Yves BournazelAgnès Firmin Le Bodo –qui a succédé à Edouard Philippe dans sa circonscription de Seine-Maritime – Philippe Vigier et Yves Jégo en sont les membres les plus en vue.
Combien de députés ce groupe comptera-t-il au final ? C'est encore l'une des inconnues de cette future Assemblée nationale. Ces députés espèrent être en mesure de devenir "la troisième force politique de l'Assemblée", avec une cinquantaine de membres. S'ils devraient voter la confiance au gouvernement Philippe ou s'abstenir, ces députés seront techniquement inscrits comme groupe d'opposition, ce qui leur confère plus de moyens.

4Les Républicains "historiques"

Face à ces "constructifs", un groupe Les Républicainssubsiste, composé de partisans d'une opposition ferme à Emmanuel Macron et au gouvernement Philippe.
Combien sont-ils, ces députés LR "historiques" ? Ils restent à ce jour plus nombreux que les "constructifs". Mercredi dernier, lors de la désignation de leur président de groupe, ils étaient 94 à prendre part au vote et à reconduire Christian Jacob. Le député de Seine-et-Marne, à la tête du groupe depuis 2010, était opposé à Damien AbadOn trouve dans ce groupe les députés Eric CiottiEric WoerthDaniel Flasquelle, ou encore Claude Goasguen.

5Les socialistes

C'est un groupe socialiste très réduit qui va prendre place cette année sur les bancs de l'Assemblée. Seulement 31 députés socialistes ont survécu à ces législatives (ils étaient 295 en 2012). Un petit nombre de députés qui n'empêche pas les désaccords et les divisions...
Si le parti a affirmé "clairement" samedi, lors d'un conseil national, son appartenance à "l'opposition" à la majorité présidentielle, tous les députés socialistes ne sont pas décidés à voter de la même manière lors du vote de confiance au gouvernement Philippe. Il y a, d'un côté, ceux qui veulent incarner une opposition farouche à la République en marche, comme Luc Carvounas ou Régis Juanico. Ceux qui défendent une ligne médiane qui permettrait à ceux qui le souhaitent de s'abstenir, comme l'ancien ministre Stéphane Le Foll ou le président du groupe Olivier Faure. Et, de l'autre côté, ceux qui comptent voter la confiance au gouvernementOlivier DussoptDavid Habib et Guillaume Garot appartiennent à cette dernière catégorie.

6Valls et les "progressistes" ?

Alors que Manuel Valls travaille depuis son élection à la formation d'un groupe de "progressistes", le député Olivier Falorni, qui a quitté le PS en 2012 après avoir refusé de se retirer au profit de Ségolène Royal lors des législatives, a annoncé dimanche dans "Le Parisien" avoir réuni "plus d'une vingtaine de députés" afin de former un groupe à l'Assemblée nationale autour de l'ancien Premier ministre. Des Radicaux de gauche, telle Sylvia Pinel, pourraient en faire partie.
On ne sait pour l'instant que très peu de choses sur ce groupe, qui est toujours en cours de création, si ce n'est qu'il aurait vocation à pendre place à la droite du groupe socialiste, et à la gauche de celui de la République en marche. Et qu'il serait le pendant de gauche du groupe des "constructifs" LR et UDI, soit un ensemble de députés très "Macron-compatibles".

7Les Insoumis

Eux vont tous voter contre la confiance au gouvernement. Le groupe que vont former les 17 députés de la France insoumise, et que devrait présider Jean-Luc Mélenchon, se positionnera clairement dans l'opposition à Emmanuel Macron. Les Insoumis espèrent notamment profiter de l'affaiblissement du PS et des divisions qui le rongent pour incarner la principale force d'opposition de gauche.
Ce groupe sera composé d'hommes et de femmes tous élus pour la première fois au Palais-Bourbon. Jean-Luc Mélenchon sera notamment entouré par certains de ses proches, comme son ancien porte-parole Alexis Corbière, élu à Montreuil, et Éric Coquerel. C'est au sein de ce groupe que siégera aussi le journaliste François Ruffin, réalisateur de "Merci Patron !" ou encore Clémentine Autain et Danièle Obono.

8Les communistes et les ultra-marins

Les communistes ne feront pas groupe commun avec la France insoumise. Alors que les relations entre les deux anciens alliés se sont nettement refroidies tout au long de la campagne présidentielle, André Chassaigne, le président sortant des députés du Front de gauche, a annoncé la semaine passée que les 11 députés PCF élus étaient en mesure de former un groupe parlementaire indépendant, et ce grâce à l'apport de quatre élus ultramarins. 
Pour le député communiste du Puy-de-Dôme, dont l'inimitié avec Jean-Luc Mélenchon est connue, la création de deux groupes distincts ne les "oppose" pas. "La conjugaison de deux groupes travaillant ensemble avec des espaces communs aura beaucoup plus d'efficacité, de richesse dans sa diversité et d'écoute dans le pays", a-t-il expliqué. Les députés communistes ont par ailleurs proposé aux élus de La France insoumise la création d'un "comité de liaison" à l'Assemblée pour que leurs deux forces puissent s'"opposer ensemble" à la politique du gouvernement.
Qui sont les députés PCF qui ont été élus aux législatives ? Outre André Chassaigne, on trouve dans ce groupe le maire de Dieppe Sébastien Jumel et Hubert Wulfranc, le maire de Saint-Etienne-du-Rouvray. Stéphane Peu, l'un des rares candidat à avoir fait campagne avec la double étiquette PCF/France Insoumise devrait également siéger dans ce groupe. 

Mais aussi... des non-inscrits

C'est vraisemblablement comme non-inscrits que les huit élus FN – dont Marine Le Pen – vont siéger à l'Assemblée nationale à partir de mardi, puisqu'ils ne disposent pas des 15 députés nécessaires pour former un groupe parlementaire autonome. On surveillera toutefois ce que décideront de faire un autre député d'extrême droite, Jacques Bompard, mais aussi Nicolas Dupont-Aignan, allié éphémère du FN pendant l'entre-deux-tours de la présidentielle. Quant à Jean Lassalle, autre ex-candidat à la présidentielle, il a lui expliqué ces derniers jours être en discussion avec les députés nationalistes corses pour constituer un groupe. Un objectif qui semble néanmoins très difficile à atteindre.

L'Obs Sébastien BILLARD







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